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Christine Chivallon, Anthropologue et Géographe, Directrice de recherche au CNRS

Coordonnées professionnelles 

UMR « Passages », CNRS-Université de Bordeaux, Maison des Suds, 12 Esplanade des Antilles, 33607 Pessac Cedex
Email : christine-chivallon@cnrs.fr


Thèmes de recherche

Théories culturelles ; espace et matérialité ; héritages de l'esclavage dans les sociétés de la Caraïbe ; Diaspora noire des Amériques ; mémoires et traumatisme culturel ; production des savoirs ; controverses postcoloniales ; tournant matériel. Voir : http://www.lam.sciencespobordeaux.fr/fr/users/christine-chivallon



Intitulé de la recherche au sein d’ALTER

Savoirs et résistances dans la Caraïbe. Construction de mémoires « insurrectionnelles »



Axe 2. Histoires orales alternatives, modes de résistance et d’oppression 

Résumé de la recherche au sein d’ALTER.

Ma contribution à l’ANR “ALTER” est conçue dans la continuité de mes travaux antérieurs sur le “souvenir de l’esclavage à la Martinique” qui m’a permis, entre autres, de travailler à partir des récits de descendants d’une insurrection anticoloniale à la Martinique (Insurrection du sud, 1870). Ce prolongement souhaite établir un axe comparatif avec la Jamaïque et une autre révolte du même type, celle de Monrant Bay, en 1865. À partir de cette comparaison, il s’agit de faire émerger les possibilités de mise en discours d’événements traumatiques dont le schème reste articulé au conflit ancestral entre maîtres et esclaves. Les contextes coloniaux et plus précisément les modes du commandement colonial construisent des situations bien typées dont dépendent étroitement les manières de rendre signifiants ces événements qui ont été au fondement d’ébranlements profonds au sein des groupes des anciens esclaves en révolte. Ces savoirs, le sens qu’ils transportent, la manière dont ils circulent, les supports qu’ils utilisent sont à la base de cette étude, laquelle s’intéresse particulièrement aux processus d’héroïsation des figures insurrectionnelles. Le passage de “mémoires clandestines” et minorées à des “mémoires officielles” et publicisées est au centre du questionnement, les deux cas étudiés montrant des contrastes évidents, avec une “héroïsation” dans l’espace public jamaïcain des chefs insurrectionnels de 1865, et un traitement ravalé à une vision “flokloriste” de la révolte de 1870 dans la société martiniquaise.



Principales publications

  • 2004, La diaspora noire des Amériques. Expériences et théories à partir de la Caraïbe, CNRS Éditions, 258p.
  • 2010, « Mémoires de l’esclavage à la Martinique. L’explosion mémorielle et la révélation de mémoires anonymes », Cahiers d’Études Africaines, L (1), 197, pp. 235-261.
  • 2012, L'esclavage. Du souvenir à la mémoire. Contribution à une anthropologie de la Caraïbe,  Paris, Karthala.
  • 2012, « Plus républicains que la République. Les insurgés de 1870 à la Martinique » in : Saillant F., Fournier A. (éd), Afrodescendances, cultures et citoyennetés, Québec, Presses de l’Université Laval, pp. 211-233.
  • 2014, « Mémoire de l’esclavage et singularité de la formation culturelle diasporique », Diversité, réseau Canopé, n° 178,  « Les Ultramarins. Ici et là-bas », CNDP.